Recherche de logements - le début-

Ce jeudi 14 juillet je suis allée acheter un vélo chez un particulier à vingt minutes à pieds de chez nous! Pratique pour se déplacer ici sachant que les transports sont trèèès chers!! Un ticket de bus: 4,80 $, une traversée en ferry: 5,80$


 

 

 

 

 

 

Ici aussi il y a des vélibs! 

Pendant que Timothy et Lucile sont partis faire une visite à 13h pour un logement -qui ne m'intéressait pas- je suis allée me balader seule aux alentours de notre Airbnb. Mais après avoir fait un petit bout de chemin, me voilà face à cette affiche...

Résultat: j'ai fait demi-tour!

 

 

 

 

 

Les boîtes postales sont rouges...

Et pour me rendre à la visite programmée à 16h pour visiter un logement avec Lucile, j'ai pris mon vélo pour ne pas avoir à payer les transports en commun. Après tout, c'est bien pour ça que j'ai acheté mon vélo non?

Mon GPS indique 21 mnt en vélo. Dans le doute, je me prends une marge de 45 mnt. Et je pars, avec mon casque sur la tête, un sac sur le dos et mon portable qui me donne les directions à prendre. 

 

MAIS... à peine 1mnt après le départ, je me rends compte que le trajet va être très très dur. Il n'y a que des côtes et descentes partout! Je n'avais vraiment pas pensé qu'en vélo le déplacement serait si compliqué!

Mon GPS me fait passer par des côtes à n'en plus finir -que je monte à pieds en poussant mon vélo bien entendu, il faut voir l'état de la route quand même!- et m'oblige à prendre des carrefours assez dangereux. Je préfère rouler sur le trottoir dès que j'en ai l'occasion parce que je ne me sens pas vraiment très à l'aise avec la circulation à gauche!

 

Finalement, j'arrive épuisée et toute essoufflée à destination 5 minutes seulement avant la visite. Au lieu de faire le trajet en 21 minutes comme annoncé par mon GPS -qui évidemment ne tient pas compte des dénivellations!-, je l'ai fait en 40 minutes!

 

PS: Je tiens à préciser que sur les photos on ne se rend vraiment pas compte de la raideur des montées!

 

Avec Lucile nous attendons donc la personne qui doit nous faire visiter le logement. Une fois qu'il est arrivé, il commence par nous indiquer que nous nous sommes trompées d'endroit, la bonne maison est en fait celle d'à côté. Nous, nous attendions en face de la maison voisine. Et justement, quand j'étais arrivée, Lucile m'avait dit: "Regarde un peu cette maison, heureusement que ce n'est pas ça qu'on visite!" en désignant le logement dans lequel on rentre, pas très emballées, à la suite de notre hôte.

 

A l'intérieur, tout est sale. Dès le salon -où notre hôte nous présente sa "girlfriend" qui ne se lève même pas pour nous dire bonjour-, des traces de pas et de la poussière partout ainsi que des canapés recouverts d'un tissu à l'aspect plus que douteux. Mais bon, ne faisons pas trop les difficiles, après tout ça ne nécessite qu'un petit coup de ménage! Nous arrivons dans la cuisine et là, évier jaune de crasse, table sale et ébréchée, un seul réfrigérateur -pour une maison prévue pour accueillir 6 personnes tout de même- et voilà notre hôte qui nous lance: "Here we share everything" pour nous faire comprendre que la nourriture n'appartenait à personne et que chacun pouvait se servir. Dès cet instant, nous nous sommes regardées avec Lucile et toutes les deux nous avons pensé: mais qu'est-ce qu'on fait là?

Mais ce n'était pas fini... Loin de là!

 

Il nous fait monter un escalier et nous montre une chambre avec un lit double, passable. Apparemment, il s'agirait de la chambre qu'il partage avec sa copine mais serait prêt à nous la céder. En fait on ne cherche pas trop à comprendre puisqu'on a déjà décidé de ne pas louer ici sans se le dire. Mais nous poursuivons tout de même la visite maintenant que nous sommes lancées. La salle de bain: j'ai juste le temps d'apercevoir une baignoire dont le fond est orangé tant la crasse s'est incrustée et je ressors, dégoûtée. Nous descendons un escalier et notre hôte nous annonce qu'il s'agit des chambres disponibles dès maintenant. On arrive dans une petite pièce, censée être la "pièce commune" de ceux qui habitent au sous-sol où trône en tout et pour tout un tout petit réfrigérateur avec un paquet de chips posé dessus. A partir de cette pièce se trouvent trois portes. Notre hôte ouvre la première. Les cinq premières secondes, j'ai tout de suite pensé qu'il s'agissait de la buanderie, ou d'un placard à balais. Mais en y voyant un matelas et un minuscule bureau, si proche du lit qu'on pouvait à peine tenir debout entre les deux, je me rends compte qu'il s'agit d'une chambre! 

 

Tandis que notre hôte nous explique des choses que j'ai absolument oubliées tant j'étais éberluée, avec Lucile nous ne faisons que répêter des "Ok, Ok". A nous deux, nous avons dû en dire au moins trente pendant toute la visite: nous n'avions rien d'autre à ajouter. La deuxième porte s'ouvre et là nous découvrons un matelas posé sur une espèce de plate-forme en bois. Aucune fenêtre dans cette "chambre", pas de bureau, pas de miroir, juste une lampe au plafond. Le matelas est poussiéreux et garni de tâches toutes plus immondes les unes que les autres. Enfin ça, c'est Lucile qui me l'a dit parce que moi, je ne l'avais même pas remarqué tant j'étais choquée que quelqu'un ose proposer "ça" à louer pour 185$ la semaine. Puis nous rentrons dans la dernière chambre, et nous réalisons que la visite est allée creschendo. Celle-là est de loin la pire: cette fois, pas de matelas, juste des lattes de lit. Rien d'autre dans la pièce, évidemment sombre, lugubre et sale. Une teinture rouge recouvre une minuscule fenêtre. Le seul truc que je parviens à dire c'est : "But, we can remove it?" en désignant le tissu rouge. Que dire? C'était à peine croyable! Lucile et moi avons failli avoir un fou rire nerveux tant nous n'en croyions pas nos yeux. Il n'y avait même pas une once de similitude avec les photos présentées sur le site.

 

Finalement, nous sortons sur le parvis de la maison et nous voyons un monticule de pierres et de terre. Notre hôte nous explique qu'il y avait une piscine avant mais que celle-ci avait été détruite pour en faire une place de parking mais pour l'instant, c'était encore en travaux. De toute façon, plus rien ne nous étonnait maintenant.

 

Nous sommes donc parties en disant à notre hôte que nous avions encore beaucoup de visites et que nous réfléchirons avant d'éventuellement rappeler. Mais c'était tout vu! Jamais nous ne rappelerions ici.

 

Je suis repartie sur mon petit vélo pour rentrer dans notre Airbnb qui tout d'un coup me paraissait bien confortable malgré tous ses défauts! Cette fois-ci, j'ai mis une heure à rentrer au lieu des 20 minutes annoncées... Le vélo décidément, ce n'est pas pour moi par ici!

 

Ce soir-là, nous avons donc décidé de programmer autant de visites que nous le pouvions puisque nous avions eu un aperçu de ce que pouvaient donner les annonces sur les sites de location. Le logement que Timothy et Lucile avaient visité en début d'après-midi n'était pas bien du tout non plus et le dernier que Lucile avait visité était en fait une chambre chez l'habitant, dans une famille de 8 enfants!

Bref, nous étions un peu démoralisés ce soir-là. Mais ce n'était qu'un début! 

Écrire commentaire

Commentaires : 4
  • #1

    Alban (samedi, 16 juillet 2016 12:16)

    Pourquoi ne pas utiliser le velib plutôt que de t'être empressée d'acheter un vélo
    Ou alors c'est pour avoir des mollets d'enfer à ton retour de France !

  • #2

    mum (samedi, 16 juillet 2016 13:10)

    Pourquoi as-tu acheté un vélo d'homme surtout? courage pour les locations, ça t'apprend la vraie vie ma fille!

  • #3

    Salome (dimanche, 17 juillet 2016)

    En vrai, c'est un vélo de femme normalement! Mais avec des vitesses, nécessaire ici :)

  • #4

    ptitesoeur (dimanche, 17 juillet 2016 11:16)

    La description de la maison que vous avez visitée ressemble à la maison du Comte Olaf dans les Orphelins Baudelaire. Elle est vraiment très sale et heureusement que vous n'avez pas loué cette maison... :)